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15 novembre 2013
Résumé de la semaine / N°11
22 novembre 2013

Portrait: Serval Amougui


Serval est une légende vivante du basket régional. Aussi à l’aise sur un parquet que sur un playground,
son expérience et ses titres font de lui un basketteur complet et accompli. Rencontre:




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Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Serval AMOUGUI 35 ans né au Cameroun.


Comment est venu le basket dans ta vie ?
Où as-tu commencé et comment est-ce devenu une passion ?

Ben!! À l’internat on touchait un peu à tous les sports foot, volley, athlétisme et basket, je suis tombé progressivement dedans en servant de sparring-partner (partenaire d’entraînement, ndlr) à mon cousin (Gaétan) qui était international junior et la passion s’est définitivement installée quand j’ai commencé à refuser des sélections régionales de foot pour aller jouer au basket.



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Peux-tu nous résumer ta carrière clubs et street ?

Clubs : Espoir (Cameroun), YUC (Cameroun), OLB (2 ans), ANVERS (1 an) PONT DE CHERUY (3 ans), ANDREZIEUX (1 an) et OSFB (3 ans + 2 ans).
Niveaux : 2ème division en Belgique et en France niveau national dont 9 ans en N2.
Titres : Champion de Cameroun en Junior, champion du Cameroun en Senior et double champion universitaire avec le YUC.
Street : Deux fois demi-finaliste du Quai-54 et vainqueur du Nike Battlegrounds 2004 (1vs1).


Le street est important pour toi, peux-tu nous en dire plus sur ce qu’il t’apporte de différent ou de + que les clubs ?

Oui le street a été important pour moi, tout simplement parce que c’est l’endroit où j’ai bossé individuellement mes games,
où j’ai cultivé un mental de guerrier car très physique. Un endroit où tous les niveaux se côtoient de la pro A à la régionale, imaginez 60 joueurs au bord du terrain des équipes qui prennent la gagne, il faut être prêt à jouer, gagner pour avoir la chance de se frotter aux meilleurs, Mouss SONKO, Alain DIGBEU, Tariq Abdul WAHAD, Sacha GIFFA, Amara Sy, etc…
S’éclater avec des potes sur un terrain sans les contraintes qu’il peu y avoir dans un club.



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Comment mêler justement vie en club et street, quand à certain niveau surtout on te demande de ne pas prendre de risques sur le playground ?

Il y a des passerelles entre ces deux types de jeux, le club va développer le sens tactique et collectif et le street plus le coté individuel, la dureté et l’agressivité. Il faut savoir détecter en fonction du contexte quel coté de votre jeu doit prendre le relais.
Si vous n’êtes pas prêt à jouer ou à prendre des coups il ne faut pas y aller au playground, car la seule façon de ne pas prendre de risque c’est d’y avoir déjà un nom alors les adversaires vous traitent avec un peu plus de respect.


Aujourd’hui tu joues à OSFB (Oullins Sainte Foy Basket). Quel est ton engagement dans ce club et d’une manière générale quel est ton engagement dans le milieu du basket depuis le début ?

A l’OSFB je suis tout simplement de retour à la maison avec un statut d’ancien, mon implication va au-delà du sportif,
certes mes performances sur le terrain doivent aider l’équipe à gagner et asseoir la présence du club durablement en N2, mais plus important encore je dois jouer le rôle d’exemple pour les jeunes, faire le liant entre les jeunes joueurs, le coach et le staff, la liaison n’est pas toujours simple.

Dans le milieu du basket en général je m’intéresse beaucoup aux jeunes c’est pour ça que j’ai monté une association BORN TO RUN, qui apporte un soutient logistique aux écoles de basket au Cameroun.

Plus localement, j’espère pouvoir continuer à apporter mon aide aux jeunes joueurs à travers quelques workouts ou des échanges que je peux avoir avec eux, car c’est toujours plaisant de voir des jeunes avec lesquels vous avez bossé l’été atteindre un certain niveau dans leur club.

Pour le coaching j’y pense vraiment c’est pourquoi j’ai passé certains de ces diplômes, mais aujourd’hui mon activité professionnelle ne me permet pas de m’y consacrer réellement, on verra plus tard.



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Un petit mot sur le basket en général, le basket français et le basket lyonnais ?

Le basket évolue d’une manière exponentielle, les joueurs sont de plus en plus grands, vite, athlétiques, waouh!!!
Quand vous voyez ce que les joueurs sont capables de faire aujourd’hui avec le ballon c’est tout simplement impressionnant et ça dans toutes les catégories.

Le basket français retrouve des couleurs avec ce titre de champion d’Europe et surtout les très belles prestations des féminines. Au niveau Euroligue, nous avons certes des choses à revoir au niveau de la formation des joueurs mais aussi repenser le modèle économique de notre sport.

Le basket lyonnais a un peu du mal en ce moment, à part le LBF (Lyon Basket Féminin, ndlr) qui arrive à mobiliser les foules, nous manquons de réelle émulation basket, pour les clubs ça passe par des victoires et des équipes avec une forte identité lyonnaise, mais la collectivité locale doit également plus s’investir, il est inadmissible que l’été il n’y ait pas un gymnase d’ouvert pour que les jeunes puissent bosser, le développement de ce sport passe aussi par là.

Coté street il manque d’évènements de grande ampleur dans la région.



Serval

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  • Anne-Danièle

    Si je n’avais pas connu tes talents de bon joueur à l’internat, j’aurai dit que cette entrevue a été forcée.
    J’aimerai bien voir un match dans lequel tu performes.
    Courage et que le Seigneur te protège.

  • haquet

    Pour avoir eu le plaisir de coacher une année Serval à Oullins , je ne peux que confirmer l’extrême qualité du joueur et de l’homme.
    Passez lui mes amitiés.
    Philippe HAQUET

  • Robert Tjalle

    C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai parcouru le portrait fait sur « SERVAL ». Je l’ai connu à Garoua (Nord du Cameroun°, nous étions dans le même lycée moi j’étais en 3ème.
    Il ne se souviendra peut-être pas de moi, mais il faisait parti des grands frères que j’admirai beaucoup et qui m’ont fait aimer d’avance le basket.
    C’est avec émotion que je le revoie nous apprendre (mon ami mbesso et moi) à prendre nos appuis pour aller au dunk, à faire une bonne cuillère (layout)…
    Merci encore grand frère et pleines de bonnes choses à toi.
    Robert Tjalle
    Douala/Cameroun

  • samnick

    Bonjour,

    j’ai connu Amougui au college vogt, et 20 ans après je pense que le couplage de plusieurs talents de cette époque années 2000 avec les talents actuels aurait permis au cameroun d’avoir de nombreux titres.

    Tu es un mec bourré de talent. Vivement que tu persévères dans le coaching pro, question de prendre des responsabilités localement (Camer).

    Je me demande toujours pour quelles raisons tu n’as pas éclaboussé la L1 francaise, mais bon,!

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